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  • : Le Japon fantastique en traductions
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  • : Le Japon fantastique n'est que peu traduit, il est temps de lancer dans la course les traducteurs littéraires qui veulent relever le défi du fantastique, de la SF et de la fantasy du Soleil Levant (et il y en a !)
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Le Japon fantastique en traductions

Vous recherchez un traducteur littéraire, spécialiste de la littérature japonaise et des littératures de l'imaginaire, pour traduire, en vue d'édition ou à titre privé, une œuvre, une nouvelle, un article ? Je peux vous fournir un travail de qualité, soigné et rapide. Mes conditions sont à discuter : l'art et la diffusion de la littérature japonaise sont mes priorités. Vous pouvez utiliser le formulaire de contact pour me joindre.


Sur Twitter : @Darthremora

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 20:00

avatar-blog-1002597290-tmpphpNc6auVSuite à un article sur un site... un peu t(r)op chrétien, les joueurs de jeux de rôles, professionnels, amateurs et autres ont lancé, sur l'initiative d'un des grands ludosaures romands, une action pour présenter au monde que les rôlistes, qu'ils créent des jeux ou jouent une fois l'an, ne sont ni des monstres, ni des malades mentaux boutonneux dans des caves sombres et humides. Les nombreux témoignages de mes confrères rôlistes sont tous relayés sur un tumblr dédié pour l'occasion !

J'apporte donc ma pierre à l'édifice.

 

Moi, rôliste. Si je devais me définir, je pense que je ne m’y prendrais pas autrement. Suis-je avant tout traducteur ? Universitaire ? Enseignant ? Communiste ? Bouddhiste ? Non, je pense que je suis avant tout rôliste, mon activité maîtresse, celle qui me permet, en plus, d’être acteur, auteur, animateur de soirée et hôte, je l’espère, de qualité.

Un adulte sans boutons

J’ai commencé le jeu de rôles somme toute peut-être un peu plus tard que la moyenne, aux alentours de ma majorité. J’avais fait, avant, beaucoup d’activités similaires, mais ce n’est pas avant que j’ai eu l’opportunité de trouver les jeux en question et de rassembler une vraie équipe de joueurs. Difficile, donc de m’imaginer en ado boutonneux à s’adonner à des jeux de rôles masturbatoires dans une cave : je n’ai vraiment joué qu’à l’âge adulte.

C’était pour moi la suite logique des nombreuses activités théâtrales auxquelles je participais alors (en particulier l’improvisation), tout en me permettant à la fois d’être l’auteur des scénarios, et parfois même des jeux que je proposais — rien de bien complexe, quand on s’y connaît, un univers de jeux de rôles tient en trois pages (et dans la tête de son auteur).

On me dit cultivé : j’aimais l’école plus que de raison, et je me suis lancé dans de longues études, jusqu’à en arriver à me diplômer en Chinois et Japonais, dernière langue pour laquelle je suis aujourd’hui traducteur. Plus même : grâce à la communauté rôliste (qui est petite), j’ai aujourd’hui l’opportunité d’y exercer ma jeune profession, ce qui, pour moi, est un accomplissement : je me mets au service à la fois des relations entre les cultures et au service du monde des loisirs imaginaires, ce qui est pour moi un accomplissement (même s’il n’est pas encore accompli : il faut bien commencer pour finir un jour).

On peut donc dire, en effet, que le jeu de rôles est pour moi un filigrane qui traverse – et traversera toute ma vie d’adulte. Je ne suis pas professionnel du jeu de rôle (enfin, ce n’est pas ce qu’on peut dire), et je ne joue pas plus de quelques heures, ou une dizaine d’heures par mois, même si j’y consacre plus de temps, en tant que « créateur » des parties que je propose à mes compagnons de jeu.

 

Photo-105.jpg

 

Foi et jeu

Si nous devons nous dévoiler aujourd’hui dans ces lignes, nous, rôlistes (et il aurait toujours suffi de me le demander pour le faire : je ne pense pas avoir à cacher mes convictions, mes idéaux ou la nature de mes loisirs), c’est un article sur le fameux Top Chrétien, le site évangélique francophone, qui véhicule des propos sur le jeu de rôles qui ne sont pas nouveaux.

De par mon enfance dans la campagne suisse, mes différents travaux d’étudiants et au service de la patrie (c’était la Suisse, je le rappelle), mon entourage et mon instruction religieuse, je connais bien, et même très bien, une partie de ce milieu évangélique. C’est vrai qu’ils sont plutôt conservateurs, c’est vrai qu’ils ont souvent un problème à accepter les choses du « Monde » (ça ne vous rappelle rien ?), mais dans l’ensemble, j’y connais des rôlistes passionnés qui ne voient pas en quoi Foi et jeu de rôles peuvent provoquer le moindre accroc.

Et moi aussi j’ai la Foi. Certes je ne suis pas chrétien, et je ne crois pas qu’il existe de Dieu, mais je ne me suis pas non plus mis sous la protection des divinités nordiques ou celle des vents des quatre directions et je n’ai pas non plus rejoint de secte. Je crois ce que je crois, ce qui correspond à ce que croient des centaines et des centaines de millions de gens dans le monde, de façon tout à fait officielle. Et pourtant, cela n’a pas d’influence sur mon amour et ma passion du jeu de rôles : c’est une activité sociale, une activité d’échange et d’amitié. Mieux : le jeu de rôles peut rassembler les gens de toutes confessions (et sans confession), parce que, fondamentalement ça n’a pas d’importance.

Mais il y aura toujours des gens qui auront peur pour leurs enfants, qui ont peur à chaque instant de leur vie que les Autres (tous, ou seulement ceux qu’ils aiment) refusent de suivre leur Vérité, qui a tellement conditionné leur Être qu’ils ont oublié (ou alors qu’ils se sont carrément convaincu) qu’elle était Une et non un concept basé sur leur seul point de référence…

J’espère vous avoir fait comprendre, dans ces lignes, je l’espère, que c’est par le jeu de rôle, ses univers, sa scène, ses amitiés et ses gens extraordinaires que j’en suis là, aujourd’hui, moi, Philippe Luthi, moi, traducteur d’une langue étrange de la terre, moi, voyageur de mondes imaginaires, moi, adulte responsable, moi, bouddhiste, moi, communiste, moi, fiancé et heureux en ménage, moi, rôliste.

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Philippe Traducteur - dans Choses et autres
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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 15:00

affiche livre paris 2012Hier, je me suis plaint du capitalisme-roi qui régnait hors du Salon du livre, je vais aujourd'hui râler sur ce qui se passe à l'intérieur.


3) Et on n'en profite même pas...

Ça y est, on est rentrés. Le billet a été payé, pour ceux qui n'ont pas eu la chance d'avoir des invites ou des réductions, mais maintenant, on est dedans. On peut oublier tout ça et profiter du Salon, de ses moult conférences, des stands de nos éditeurs préférés (ou potentiels futurs employeurs dans mon cas), chasser les dédicaces... Mais il arrivera forcément un moment où il va falloir en profiter... Et donc acheter des livres.

Bon, cela n'a rien d'inhabituel. Acheter des livres, c'est la même chose partout... Sauf qu'ici, on a payé l'entrée et les éditeurs ne sont pas seulement ici pour montrer qu'ils existent, mais font un gros coup de marketing. Le Salon, c'est aussi de grosses ventes, de la pub, et de grosses rentrées d'argent. Sûrement que l'emplacement est cher... Mais quand même, presque pas d'offres spéciales Salon du livre : quelques timides offres çà et là, surtout pour les magazines, et c'est plus ou moins tout.

C'est pourtant une occasion spéciale : les éditeurs et les exposants auraient franchement tout à y gagner à proposer une réduction généralisée de 5%, pour l'occasion, et rendre les achats au Salon au moins un peu "intéressants", au moins. Mais bon il ne faut pas trop en demander... Les réducs c'est pas leur truc apparamment, c'est juste pour les excentriques de Virgin et de la Fnac.

Et puis il y a le rayon Japon...

 

La belle structure du pavillon Japon

 

Cette magnifique structure en bois accueillait une jolie salle de conférence, un coin culturel (apprenez le japonais ! la calligraphie ! et j'en passe) et un immense coin librairie exclusivement "Japon", tenu par Gibert Joseph avec, en exclu... une quantité énorme de livres du Japon en japonais... Oui mais...

 

Multiplication des Prix

667¥ = 14€50. C'est moi ou le cours à plus que doublé ? (Le livre : Confucius, de INOUE Yasushi)

Selon mon calcul, le taux de change du yen a sacrément grimpé... Payer jusqu'à 40€ pour des objets de quelques centaines de grammes... Je me dis qu'il doit y avoir quelque chose qui cloche. Surtout qu'au Book-off de Paris, c'est 5 à 20 fois moins cher et là, du coup, ça fait aimer l'occasion...

Bref, un geste, quelque chose, de la part des éditeurs, ne servirait en rien à ruiner la réputation de ce Salon du livre...

 

4) Le retour du bon gros populisme

Le Japon n'était pas initialement prévu dans ce Salon, dont il était "l'invité d'honneur". C'est, pour moi, une très bonne chose. Après tout, le Japon c'est ma science et mon gagne-pain, je ne vais pas me plaindre.

Allez si, un peu quand même (j'y peux rien, je suis suisse).

Bon, sur le fond, rien de dérangeant... Si ce n'est qu'on réalise rapidement que, pour les intervenants, les journalistes, les penseurs de tous bords qui sont présents, le Japon n'est là que pour une seule et unique raison. Vous avez bien sûr deviné, mais sinon, je vous donne un indice : Fukushima.

Et après avoir assisté à plusieurs interventions et conférences, ça commence sérieusement à faire monter la moutarde. A Oé Kenzaburô, honorable vieillard qui n'a sans doute plus tellement la force d'écrire beaucoup : et Fukushima, dans votre oeuvre ? aux mangakas de SF (SF !) : et Fukushima, dans votre oeuvre ? aux journalistes et philosophes : et Fukushima, dans votre oeuvre ?

Bref. Je pense certes qu'une catastrophe de cette ampleur n'est pas sans influence sur les gens qu'elle concerne, et même sur le monde entier... Mais franchement, de là à en faire l'argument de vente usuel pour tout ce qui concerne le Japon, ça commence un peu à me porter sur le système. C'est à mon sens une démarche victimisante et pleurnicharde qui n'aidera personne.

Et la prochaine fois que je dis Japon, mettez un gilet pare-balle si vous me répondez : et Fukushima ?

 

5) Et je ne cite même pas

Les coins restauration qui ruineraient même un ministre, la publicité omniprésente pour des grandes chaînes de magasins, des opérateurs de téléphonie mobile, et j'en passe et j'en passe et j'en passe...

 

Pour conclure (oui oui, il y a vraiment un moment où j'arrête de geindre, c'est vrai), je dirais que le Salon du livre, c'est une belle manifestation, dédiée à la culture, aux loisirs et au monde de l'imprimé - ce qui est bien - mais que, tout de même, elle est bel et bien le reflet de notre société de consommation à la française : les gens paient pour voir, paient plein tarif pour ramener quelque chose après et, finalement, les exposants et les éditeurs sont gagnants sur tous les plans mais les spectateurs, eux, ne gagneront pas grand chose de plus que la satisfaction de s'être rendus au Salon...

Dommage, parce que les professionnels, de leur côté, doivent y saisir tellement d'opportunités...

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 15:00

affiche livre paris 2012Voilà donc, le Salon du livre pour cette année, c'est fini. On a bien pu se plonger dans la culture et prendre un bon bain de littérature japonaise (et de ses auteurs). Mais... Il y a quelque chose qui me reste en travers de la gorge. Ce n'est pas que c'est une surprise, ni que c'est particulièrement nouveau, mais quand même, dans ce genre de salons, il n'y a pas que la culture et la découverte, mais c'est aussi une occasion pour de belles arnaques et l'affirmation du règne du capitalisme tout-puissant (et même pas un peu affecté par une soi-disant crise).

Je m'intéresserai aujourd'hui à ce qui se passe autour et hors du Salon. Et ce sera déjà pas mal.

 

1) Un prix exhorbitant et peu (pas ?) de cadeaux

Le Salon du livre, c'est plus qu'un événement : c'est une institution. Et cette institution n'est pas financée par ceux qui en profitent (vraiment, je veux dire, ceux qui se font des gros sous), mais par les "visiteurs" ordinaires, qui paient tout de même 9€50, soit plus cher qu'un livre de poche moyen (pour le prix, autant aller en librairie).

Et encore, ce ne serait peut-être pas aussi monstrueux s'il y avait toutes sortes de réductions, mais là aussi... On est dans un monde de rapaces (de calculs, devrais-je dire). La fameuse entrée gratuite pour étudiants, ce n'est valable qu'un seul et unique jour... Et il faut avoir moins de 26 ans. Et oui, en France, les étudiants ça s'arrête à 26 ans. Sans doute une manoeuvre bien organisée pour faire culpabiliser ceux qui s'engagent dans la voie des études longues et refusent d'avoir une Rolex à 50 ans. L'entrée gratuite pour les seniors... N'est valable que le lundi après-midi ; sur 4 jours de Salon c'est un peu léger, quand même. Et les prélocations ne sont pas non plus des plus intéressantes : 20% de réduc, franchement, on a fait mieux. Et puis avoir une invite... C'est pas donné à tout le monde. J'ai eu de la chance : quand on ne connait personne dans le milieu, on passe à la caisse. Et on se la ferme.

Est-ce une arnaque, ou juste un moyen de financement socialement déplacé (quand on voit la masse économique des maisons participantes...) ? Je pense surtout que tout est bon pour se faire un max de bénéfice, et surtout la culture. Ces dernier temps nous l'ont montré : ce qui est important avec la culture, après tout, c'est qu'elle soit payante, pas qu'elle se propage. Et c'est bien triste.

 

2) Les mouches à merde

...Et que se passe-t-il quand les bouses ont une bonne odeur de monnaie bien capiteuse ? Les mouches arrivent. Et oui, le Salon, pour la plupart des gens, c'est cher. Surtout quand on compte y aller plusieurs jours.

Et c'est là qu'interviennent les mouches à merde (je pense que cet image leur vas très bien). Des petits malins désoeuvrés ou simplement à la moralité déficiente (parfois, cela semble être une tradition en France, le manque de principes, d'ailleurs) qui profitent du Salon pour se mettre en place leur petit trafic de billets, invitations et autres (souvent pas valables, d'ailleurs), postés devant l'enceinte du Parc.

Ils récoltent invitations ou billets électroniques le premier jour, et tentent de les revendre les jours suivants. Parfois obtenus gratuitement, ils peuvent les revendre jusqu'à 8€, ce qui est toujours moins cher que l'entrée de base (mais ce qui est évidemment un mauvais investissement quand on a une tête). Mais pour les gens qui n'ont pas beaucoup de moyens, mieux vaut tenter une économie de payer plein pot. Et oui, presque 10€, pour certains, c'est deux jours de nourriture.

Je me suis un peu pris de bec avec ces insectes, mais il n'y a pas grand chose à faire : ici l'impunité est de règle, et le panneau qui indique la vente de faux billets est tout petit et pointe dans la mauvaise direction. Je me suis plaint (que c'était trop facile) et on m'a répondu : "Ça fait 20 ans que c'est comme ça. Et oui c'est facile, la police ne se déplace pas, parce qu'il ne s'agit pas de drogue. Voilà, vous savez tout". Donc en gros, c'est normal. Ici, devant le Parc aux Expositions, l'arnaque est une tradition. Et apparemment, on y tient.

Comme quoi, investir un peu de l'entrée à 10€ pour engager trois gorilles chargés de leur foutre un peu les boules, ça ne fait pas partie du programme. Et pourtant, ailleurs, ça se fait...

Mais bon, cela dit, après réflexion, je me dis : les mouches à merde ne sont pas à blâmer. Elles sont le produit logique et normal d'une société capitaliste qui profite de la moindre occasion pour pomper le pognon de tout un chacun. Le jour où l'entrée sera libre et l'accès à la culture gratuit et universel, les arnaqueurs n'auront plus qu'à aller chercher du boulot. Ils n'auront qu'à faire banquier, ils ont déjà fait la bonne école de la rue.

 

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Demain, la suite. Parce que, une fois entré dans le Salon, ce n'est pas fini, les arnaques !

 

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 15:00

affiche livre paris 2012Voilà donc. Hier, je vous parlais de ma première journée au Salon du livre. Il est temps maintenant d'aborder la seconde, tout aussi riche, voire plus, même si elle a grandement contribuer à ma pauvreté (enfin tout est relatif, mais moi, j'ai un tout petit porte-monnaie).

 

Jour 2 : samedi 17 mars

Comme on peut s'y attendre, un samedi de Salon du livre, il y a du monde. Et pas seulement au balcon. Bref, cette fois, flâner dans le pavillon japonais à la recherche de quelque livre à se mettre sous la dent (ou à faire signer) n'est plus une mince affaire. Il faut se frayer un chemin et après quelques heures, ce n'est plus forcément très enchanteur. D'autant plus que, malgré une réduction intéressante, aujourd'hui, l'entrée était payante.

Pour moi, l'objectif du jour était simple : recevoir une dédicace du prix Nobel et auteur de science-fiction (oui oui, je sais que vous ne le saviez pas, mais c'est pourtant vrai) Ôe Kenzaburô. Mais pour cela, une longue préparation est nécessaire : le Maître ne dédicacera pas avant la fin d'après-midi et il va falloir patienter un peu, et se procurer aussi un ouvrage.

Donc, tout d'abord, et sans le moindre rapport, je suis allé me faire dédicacer la Nouvelle Histoire du Japon de Pierre-François Souyri, mon professeur de l'Université de Genève qui se trouvait là par hasard. Enfin, moi je l'ai découvert par hasard, mais je suppose que c'était prévu. Bref, une occasion de me procurer son magnifique ouvrage. Une petite signature ne fait jamais de mal, et c'est toujours plus intéressant que les différentes attestations que j'ai déjà (avec sa signature, je veux dire).

L'après-midi continuant, les rencontres fortuites et prévues avec toutes sortes de connaissances s'accumulent, mais je finis par trouver le temps de me procurer Dites-nous comment survivre à notre folie, histoire d'avoir quelques chose à présenter au Maître, et surtout parce qu'il contient une de ses très rares nouvelles de SF à avoir été traduit en français. Bien sûr, ma moitié et moi-même en profiteront pour acheter encore bien des ouvrages qui moisiront sur notre bibliothèque, mais bon, sur le moment ça paraissait une bonne idée.

Le moment arrivé, nous voilà dans la file qui conduit au Maître... Et cette fois, c'est une longue, lente heure d'attente. C'est presque découragé et convaincu qu'on ne l'aura jamais qu'enfin, me voilà devant ce vieux et aimable monsieur...

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Et voilà, enfin, le Maître en personne !

Salon-du-livre 1335

Et sa précieuse signature !

 

Objectif atteint : on peut rentrer. Il y aurait encore bien des choses à faire, mais c'était déjà deux jours fort bien remplis. Et le coeur léger de savoir qu'il y a encore un peu de culture littéraire sous nos latitudes, le porte-monnaie, lui aussi, est léger.

Mais... Quand même, il y a quelque chose qui m'ennuie.

Je vais encore avoir des choses à dire...

 

Références des ouvrages cités

ÔE Kenzaburô, Dites-nous comment survivre à notre folie, Folio, 1982 (traduction française de Marc Mécréant) (recueil de nouvelles issues de divers ouvrages en langue originale)

SOUYRI Pierre-François, Nouvelle histoire du Japon, Perrin, 2011

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 21:39

affiche_livre_paris_2012.jpgDu 16 au 19 mars 2012, c'était donc le Salon du livre de Paris. Une invitation et un ticket à prix réduit pour deux m'ont permis de m'y rendre deux jours de suite. Et pas pour rien : cette année, l'invité d'honneur, c'était le Japon - enfin, techniquement, la littérature japonaise. Je me propose donc denpartager avec vous les points forts de ces deux journées riches en rencontres et en dépenses (évidemment).

 

Jour 1 : vendredi 16 mars

Grâce à mes contacts à l'INALCO, j'ai pu bénéficier d'une invitation pour entrer dans ce salon et me dispenser de l'exhubérante taxe d'entrée de 9€50 et je me suis permis, en prime, de grapiller un exemplaire gratuit du quotidien de droite le Figaro, du Figaro Magazine ainsi que du quotidien catholique la Croix. Comme quoi, cette année, ce n'était pas l'édition spéciale journaux de gauche...

Côté gratin, j'ai pu apercevoir toute une palette de personnes, certaines dont je ne connais pas vraiment le nom, mais qui m'évoquaient vaguement quelque chose dans un coin de ma mémoire et, surtout, j'ai eu la chance incroyable de pouvoir me retrouver sur le chemin du maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë, ce qui n'a absolument pas changé ma vie, mais quand même, ce n'est pas tout les jours qu'on a la preuve que ces gens-là existent.

J'ai assisté à une conférence sympathique visant à comparer les modèles standard de la SF en bande-dessinée, qui accueillait le grand Mézières (si si, l'auteur de Valérian, agent-spatio-temporel) et la dessinatrice de manga HAGIO Moto qui m'était jusqu'à lors inconnue (mais, à ma décharge, des mangas de SF, y en a beaucoup). Un petit moment sympathique mais pas particulièrement instructif. Avec l'inévitable parenthèse Fukushima, évidemment (j'y reviendra bientôt)...

Et puis, à la fin de cette conférence, je me suis permis de voler quelques conseils rapides de pro à Patrick Honnoré (traducteur jap-fr ayant notamment traduit Battle Royale), qui faisait office d'interprète.

Et sinon, le point d'orgue de la journée, bien entendu, ce sont les dédicaces. Je ne suis pas un chasseur de signatures, comme certains qui essaient d'en avoir des dizaines à chaque journée passée au Salon, mais en grapiller une ou deux ne fait jamais de mal. Aujourd'hui, je me suis fait signer un exemplaire que j'avais emporté de ma propre bibliothèque de l'auteur TSUJI Hitonari, la Lumière du détroit, qui bénéficie maintenant d'un élégant pâté au pinceau.

Salon-du-livre-1295.JPG

L'écrivain-pop-rocker TSUJI Hitonari en pleine séance de dédicace...

Salon-du-livre-1349.JPG

...Et son pâté


En gros, une bonne journée, et, qui plus est, sans la moindre dépense (ce qui présage le pire, rassurez-vous) au Salon du Livre.

A demain, donc !

 

Références des ouvrages cités

TAKAMI Kôshun, Battle Royale, Calmann-Lévy, 2006, traduction française de Patrick Honnoré et Tetsuya Yano(『バトル・ロワイヤル』、1999年)

TSUJI Hitonari, la Lumière du Détroit, Folio, Paris, 2001, traduction française de Corinne Atlan (『海峡の光』、1997年)

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