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  • : Le Japon fantastique en traductions
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  • : Le Japon fantastique n'est que peu traduit, il est temps de lancer dans la course les traducteurs littéraires qui veulent relever le défi du fantastique, de la SF et de la fantasy du Soleil Levant (et il y en a !)
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Le Japon fantastique en traductions

Vous recherchez un traducteur littéraire, spécialiste de la littérature japonaise et des littératures de l'imaginaire, pour traduire, en vue d'édition ou à titre privé, une œuvre, une nouvelle, un article ? Je peux vous fournir un travail de qualité, soigné et rapide. Mes conditions sont à discuter : l'art et la diffusion de la littérature japonaise sont mes priorités. Vous pouvez utiliser le formulaire de contact pour me joindre.


Sur Twitter : @Darthremora

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 10:17
Les Contes du Soleil Couchant - Top départ !

Comme certains le savaient déjà, et comme d'autres on pu l'apprendre en direct lors des démos à Orc'idée 2013, j'ai traduit le jeu de rôle japonais "Yuuyake Koyake". Cette fois, c'est officiel, le projet est annoncé, sous le titre des Contes du Soleil Couchant, chez 2d Sans Faces, et nous espérons une publication rapide (après un Ulule d'usage, c'est entendu), qui coïncindera (ce n'est pas spécialement voulu) avec celle de la version anglophone.

Ce jeu de rôle, est l'oeuvre de KAMIYA Ryo et de ses collègues, qui forment une petite boîte de créateurs, auteurs et illustrateurs japonais déjantés (et un peu coquins), Tsugihagi Honpo.

Les parties des Contes du Soleil Couchant vous transporterons dans un univers japonais rural - version enchanteresse et sympathique - et vous incarnerez des animaux capables de prendre forme humaine et dotés de petits pouvoirs qui leur permettront d'aider la communauté et d'apporter un peu de tendresse et de chaleur dans ce monde de brutes. Amateurs de grosses épées et de complots diaboliques, circulez, donc : ce jeu en appelle à notre âme d'enfant, et l'évolution, ici, passe par les Liens d'amitié que vous pourrez tisser avec les autres protagonistes des histoires, PJs et PNJs.

On ne sait pas encore exactement quand, mais le jeu sortira bientôt. Restez à l'écoute !

 

PS : Il s'agit probablement du dernier article de ce blog. La plateforme over-blog, chamboulée, ne correspond plus du tout à mes besoins professionnels et ne peut guère être utilisée comme je l'entends. Je vous tiendrai informé dès que j'aurai trouvé une nouvelle adresse. J'y déplacerai tout !

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 09:17

Jeune traducteur japonais-français, publié et en cours de publication, cherche un projet de traduction idéalement littéraire, et idéalement dans les littératures de l'imaginaire. Pour vous aider, vous pouvez vous faire une idée de mon style et découvrir mon CV.

Les projets en cours ayant atteint plus ou moins leur conclusion, je me dois maintenant de rechercher quelque chose de nouveau et vous pourriez avoir un besoin, ou tout simplement une idée, que je me ferai un plaisir de concrétiser.

La littérature (et ses cousines) sont mes premières priorités, et je chercherai avant tout à vous fournir un travail de qualité, une oeuvre fidèle et agréable à lire pour ravir vos lecteurs. La rémunération est secondaire, même si je me refuserai à brader mes services, parce que l'art et la littérature n'ont pas de prix.

Vous avez un projet à proposer ? J'ai le talent et les compétences pour les concrétiser. Et plus encore.

Contactez-moi via ce blog.

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 13:36

Ce que je vais vous présenter ici n'est ni un auteur (qu'on ne présente plus), ni un ouvrage qui aurait connu quelque succès sous nos latitudes, mais une traduction personnelle et inédite de cet auteur passé dans le domaine public.

Pour le plaisir de la lecture ou comme modèle de traduction me permettant de mettre en avant la qualité de mon travail, je vous le propose sur mon blog. Vous pouvez librement et gratuitement la diffuser.

Si ma traduction vous intéresse (et accessoirement les autres contes issus du même recueil), je suis à votre entière disposition !

 

L'intégralité du texte Un magasin très exigeant

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 16:18

fude (2)L'idée m'est venue il y a peu : Et si on se mettait à plusieurs, des traducteurs japono-français (expérimentés ou moins), pour créer une plateforme (un site internet, quoi) qui regrouperait tous les textes libres de droit de la littérature japonaise, mais en français ?

Bien sûr, s'il faut pour cela des traducteurs, motivés et bénévoles, c'est parce qu'il y en a beaucoup qui n'ont pas été traduits et, parmi ceux qui l'ont été, il est peu probable que traducteurs comme éditeurs soient prêts à lâcher ces textes dont la plus value en libraire est bien connue (qui va de pair avec la pauvreté de l'offre, bien entendu).

Mais qu'à cela ne tienne : tout auteur décédé depuis 70 ans ou plus est libre de droit (autre problème : au Japon, comme dans le reste du monde, c'est 50...) : si on n'a pas accès à la traduction... On la fait ! Bref, il s'agit donc de créer le petit frère de Aozora-bunko, mais pour la littérature japonaise traduite en français (et pourquoi pas, éventuellement, dans d'autres langues).

C'est un gros travail, qui devrait regrouper au moins un, mais plusieurs média/informaticiens pour mettre en place ladite plateforme, un ou quelques juristes pour leurs conseils avisés en matière de droits d'auteur et de traduction, et, bien sûr, toute une bande de traducteurs, relecteurs, éditeurs ("metteurs en page") qui soient prêts, bénévolement, à mettre en place ce projet qui mettrait les textes une fois traduits à disposition, et qui les diffuserait aussi sur toutes les plateformes dédiées (FeedbooksEbooks libres et gratuits, etc.) et à tout ceux qui le veulent.

Le rêve ultime serait d'obtenir de certains des traducteurs les plus reconnus (ou de leurs héritiers) dans le monde de la japonologie francophone qu'ils lèguent au domaine public certaines de leurs traductions...

Mais ne nous hâtons pas...

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 18:37

9782070442744.gifPour ceux qui en ont assez des ouvrages à valeur ajoutée de chez Piquier, il existe quelques oeuvres japonaises disponibles chez Folio 2€ pour... deux euros, justement (sauf en Suisse, où ça vous coûtera substantiellement plus cher, comme tous les livres, soit dit en passant). En voici un, du Maître en personne, j'ai nommé Ôé Kenzaburô : Seventeen. (On peut en trouver deux, le second étant Gibier d'élevage, dont je parlerai un jour ou l'autre).

 

L'auteur

Est-il vraiment besoin de présenter le second prix Nobel (1994) de littérature japonaise ? Considéré inconditionnellement comme un Maître, avec son prédécesseur Kawabata (prix Nobel 1968), il cache une oeuvre bien plus vaste que l'on veut bien lui recconaître. Romans, nouvelles, contes et sciences-fiction, on ne compte plus ses textes (et il en reste beaucoup, beaucoup à traduire)... Et j'en reparlerai encore. Aujourd'hui un homme très âgé, plus très vif, comme j'ai pu le voir au Salon du livre, il a néanmoins passé sa vie à écrire des textes, qui cachent souvent un sens certain, sur le plan psychodramatique comme politique. Ici, on va pouvoir trouver les deux, et plus encore.

Le Maître 

 

Le livre

Le récit de ce petit ouvrage est particulier : il se base sur un fait réel, et cela a valu bien des ennuis au Maître. En 1960, un militant d'extrême-droite de dix-sept ans assassine le président du Parti socialiste Asanuma Inejirô. C'est ce personnage que Ôe met en scène, fictivement, dans cette novellette à la première personne. Originellement en deux parties, le livre s'est vu amputé, sur le voeu de l'auteur, de sa seconde moitié. Seule la traduction italienne (que je n'ai pas lue) contient encore ce passage... En effet, si la première partie (l'ouvrage donc disponible pour 2€) raconte la plongée dans l'extrême-droite impérialiste d'un adolescent, la section manquante s'approche un peu plus du noyeau du problème et de la nécessité de tuer un leader "gauchiste". Ce passage a valu des menaces de mort à l'auteur qui, résigné, a décidé de ne plus publier la partie incriminée. Au Japon, on ne plaisante pas avec l'extrême-droite.

Malgré que ce texte soit "réduit" à l'état de nouvelle, le désarroi et la bêtise de cet adolescent restent décrits de façon admirable, et le voyage psychodramatique qui le mènera à canalyser son mal-être psychologique et sa frustration sexuelle dans les idées nationalistes et impérialistes est tout simplement délicieux.

Un ouvrage politique, certes, mais aussi un des grands textes d'Ôe. Et en plus, c'est lu en une heure.


Un extrait

"Je me dénudai : pour la première fois de ma vie, je me dénudai devant une autre personne, et ici en plus devant une jeune fille. J'avais alors conscience que mon corps malingre, aux muscles naissants, était protégé, comme un blindé, d'une épaisse armure, une armure de droite. C'était moi, cet homme pourvu d'un phallus (comme disait Kunihiko Sakakibara), tel une broche de fer vivante, qui avait perforé la paroi vaginale de sa jeune épouse virginale. Je banderais toute ma vie. Comme j'avais souhaité ce miracle à mon dix-septième anniversaire en versant des larmes pathétiques, j'aurais un orgasme qui durerait ma vie entière. Mon corps, mon âme, tout ce qui m'appartenait, resterait en érection. (...)

Mon phallus était le rayon de soleil, mon phallus était une fleur. J'ai eu un violent orgasme et j'ai vu un homme doré surgir dans un ciel ténébreux. Ah, oh, Sa Majesté Impériale ! Sa Majesté Impériale qui est un soleil radieux, Ah, ah, oh !" (pp. 86-88)


Référence

ÔE Kenzaburô, Seventeen, Gallimard, Collection Folio 2€, 2011 (texte original de 1963), traduit du japonais par Ryôji Nakamura et René de Ceccatty.

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 12:23

9782070423101Voilà un livre qui traînait dans ma bibliothèque depuis un certain temps, que j'avais acheté suite à ma lecture du Bouddha blanc, du même auteur, un livre primé en France que j'avais beaucoup aimé à l'époque. Comme j'ai réussi à le ressortir pour me le faire dédicacer au Salon du livre 2012, je me suis décidé à le lire. Voilà donc ma petite fiche de lecture, rien que pour vous.

 

L'auteur

Pour commencer, disons que TSUJI Hitonari est une personnalité pour le moins singulière. Poète, chanteur de rock, il a un look qui, résolument, prouve qu'il ne travaille pas dans le grand Japon corporatiste. J'ai eu l'occasion de le rencontrer au Salon du livre et de me faire une idée par moi-même. Né en 1959, il s'est bien adapté aux technologies modernes et son activité sur Twitter (que je suis) est pour le moins intense.

Tsuji Hitonari dédicace

Ecrivain plus ou moins connu au Japon, sans y être un génie national, il connaît surtout son succès par la France : en 1999 son Bouddha blanc reçoit le Prix Fémina du meilleur roman étranger, ce qui accroît ses ventes jusqu'au Japon (où son éditeur va jusqu'à reproduire sur la version originale la couverture en français dans le texte).

Pour vous donner une idée du personnage, vous pouvez l'écouter dans une des chansons de son groupe, ECHOES「ZOO」. Le morceau s'appelle ~愛を下さい~ (Ai o kudasai), ce qui signifie, sisi, "Donnez-moi de l'amouuuur" !

 

 

Le livre

Le livre qui m'intéresse ici, la Lumière du détroit, vu sa taille (même pas 200 pages, et pas bien grosses), est plutôt une novella qu'un vrai roman, ce qui, on est d'accord, ne joue pas pour grand-chose. Mais quand l'ouvrage est dédicacé, il faut le lire.

Dédicace de Tsuji

Ce récit à la première personne est celui d'un dénommé Saitô, ancien marin devenu maton qui retrouve dans sa prison, à Hakodate (Hokkaïdô), son tortionnaire de l'école promaire, Hanai. Alors que le narrateur doit surveiller les prisonniers lors d'exercices maritimes visant à leur réinsertion, il se retrouve petit à petit confronté à son passé et s'enfonce dans une spirale paranoïaque inspirée par toutes les souffrances qu'enfant, Hanai lui a fait subir.

Alors que tout son passé part en miettes, Saitô doit retrouver ses repères, confronter un Hanai qui semble l'avoir oublié et affronter son passé de marin qui, avec l'arrivé des trains à grande vitesse, n'a plus de sens...

Le livre est traduit en français par Corinne Atlan, une traduction fluide et agréable à lire, même si, comme souvent, elle contient quelques points un peu populistes à mon goût.

Le livre n'est pas si désagréable à lire (Tsuji est poète), même s'il flirte ici avec cette littérature pure - junbungaku - que j'exècre (la littérature pour psycho-intellectuels des prix Nobel et des prix Goncourt, pour résumer). Mais comment rester insensible à cette plongée dans des abysses psychologiques qui, contre toute attente, ne se termine pas dans un cataclysme comme on aurait pu s'y attendre ? Je pense que les fans de littérature introspective et les amateurs de l'Etranger y trouveront leur compte. Ou pas...

 

Un extrait

"Depuis son arrivée à la prison, j'observais Hanai en secret, veillant à ce que personne de mon entourage ne s'en aperçût. Je concentrai toute mon attention sur ses moindres gestes pendant les cours d'entraînement maritime mais aussi au moment des repas, des pauses, et même lorsqu'il se rendait aux toilettes. Cette fois, je ne méditais aucune vengeance, [...] je guettais simplement l'occasion de voir cet homme révéler toute sa vilénie cachée et ôter enfin son masque de bonhomie ostentatoire pour se montrer sous son vrai jour, comme autrefois quand je l'avais surpris à abandonner une vieille femme à son sort." (p.38)


Référence

TSUJI Hitonari, La Lumière du détroit, Mercure de France/Folio, 2001 (1997 au Japon), traduction française de la très productive Corinne Atlan.

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