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  • : Le Japon fantastique n'est que peu traduit, il est temps de lancer dans la course les traducteurs littéraires qui veulent relever le défi du fantastique, de la SF et de la fantasy du Soleil Levant (et il y en a !)
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Le Japon fantastique en traductions

Vous recherchez un traducteur littéraire, spécialiste de la littérature japonaise et des littératures de l'imaginaire, pour traduire, en vue d'édition ou à titre privé, une œuvre, une nouvelle, un article ? Je peux vous fournir un travail de qualité, soigné et rapide. Mes conditions sont à discuter : l'art et la diffusion de la littérature japonaise sont mes priorités. Vous pouvez utiliser le formulaire de contact pour me joindre.


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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 15:00

affiche livre paris 2012Hier, je me suis plaint du capitalisme-roi qui régnait hors du Salon du livre, je vais aujourd'hui râler sur ce qui se passe à l'intérieur.


3) Et on n'en profite même pas...

Ça y est, on est rentrés. Le billet a été payé, pour ceux qui n'ont pas eu la chance d'avoir des invites ou des réductions, mais maintenant, on est dedans. On peut oublier tout ça et profiter du Salon, de ses moult conférences, des stands de nos éditeurs préférés (ou potentiels futurs employeurs dans mon cas), chasser les dédicaces... Mais il arrivera forcément un moment où il va falloir en profiter... Et donc acheter des livres.

Bon, cela n'a rien d'inhabituel. Acheter des livres, c'est la même chose partout... Sauf qu'ici, on a payé l'entrée et les éditeurs ne sont pas seulement ici pour montrer qu'ils existent, mais font un gros coup de marketing. Le Salon, c'est aussi de grosses ventes, de la pub, et de grosses rentrées d'argent. Sûrement que l'emplacement est cher... Mais quand même, presque pas d'offres spéciales Salon du livre : quelques timides offres çà et là, surtout pour les magazines, et c'est plus ou moins tout.

C'est pourtant une occasion spéciale : les éditeurs et les exposants auraient franchement tout à y gagner à proposer une réduction généralisée de 5%, pour l'occasion, et rendre les achats au Salon au moins un peu "intéressants", au moins. Mais bon il ne faut pas trop en demander... Les réducs c'est pas leur truc apparamment, c'est juste pour les excentriques de Virgin et de la Fnac.

Et puis il y a le rayon Japon...

 

La belle structure du pavillon Japon

 

Cette magnifique structure en bois accueillait une jolie salle de conférence, un coin culturel (apprenez le japonais ! la calligraphie ! et j'en passe) et un immense coin librairie exclusivement "Japon", tenu par Gibert Joseph avec, en exclu... une quantité énorme de livres du Japon en japonais... Oui mais...

 

Multiplication des Prix

667¥ = 14€50. C'est moi ou le cours à plus que doublé ? (Le livre : Confucius, de INOUE Yasushi)

Selon mon calcul, le taux de change du yen a sacrément grimpé... Payer jusqu'à 40€ pour des objets de quelques centaines de grammes... Je me dis qu'il doit y avoir quelque chose qui cloche. Surtout qu'au Book-off de Paris, c'est 5 à 20 fois moins cher et là, du coup, ça fait aimer l'occasion...

Bref, un geste, quelque chose, de la part des éditeurs, ne servirait en rien à ruiner la réputation de ce Salon du livre...

 

4) Le retour du bon gros populisme

Le Japon n'était pas initialement prévu dans ce Salon, dont il était "l'invité d'honneur". C'est, pour moi, une très bonne chose. Après tout, le Japon c'est ma science et mon gagne-pain, je ne vais pas me plaindre.

Allez si, un peu quand même (j'y peux rien, je suis suisse).

Bon, sur le fond, rien de dérangeant... Si ce n'est qu'on réalise rapidement que, pour les intervenants, les journalistes, les penseurs de tous bords qui sont présents, le Japon n'est là que pour une seule et unique raison. Vous avez bien sûr deviné, mais sinon, je vous donne un indice : Fukushima.

Et après avoir assisté à plusieurs interventions et conférences, ça commence sérieusement à faire monter la moutarde. A Oé Kenzaburô, honorable vieillard qui n'a sans doute plus tellement la force d'écrire beaucoup : et Fukushima, dans votre oeuvre ? aux mangakas de SF (SF !) : et Fukushima, dans votre oeuvre ? aux journalistes et philosophes : et Fukushima, dans votre oeuvre ?

Bref. Je pense certes qu'une catastrophe de cette ampleur n'est pas sans influence sur les gens qu'elle concerne, et même sur le monde entier... Mais franchement, de là à en faire l'argument de vente usuel pour tout ce qui concerne le Japon, ça commence un peu à me porter sur le système. C'est à mon sens une démarche victimisante et pleurnicharde qui n'aidera personne.

Et la prochaine fois que je dis Japon, mettez un gilet pare-balle si vous me répondez : et Fukushima ?

 

5) Et je ne cite même pas

Les coins restauration qui ruineraient même un ministre, la publicité omniprésente pour des grandes chaînes de magasins, des opérateurs de téléphonie mobile, et j'en passe et j'en passe et j'en passe...

 

Pour conclure (oui oui, il y a vraiment un moment où j'arrête de geindre, c'est vrai), je dirais que le Salon du livre, c'est une belle manifestation, dédiée à la culture, aux loisirs et au monde de l'imprimé - ce qui est bien - mais que, tout de même, elle est bel et bien le reflet de notre société de consommation à la française : les gens paient pour voir, paient plein tarif pour ramener quelque chose après et, finalement, les exposants et les éditeurs sont gagnants sur tous les plans mais les spectateurs, eux, ne gagneront pas grand chose de plus que la satisfaction de s'être rendus au Salon...

Dommage, parce que les professionnels, de leur côté, doivent y saisir tellement d'opportunités...

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