Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le Japon fantastique en traductions
  • Le Japon fantastique en traductions
  • : Le Japon fantastique n'est que peu traduit, il est temps de lancer dans la course les traducteurs littéraires qui veulent relever le défi du fantastique, de la SF et de la fantasy du Soleil Levant (et il y en a !)
  • Contact

Le Japon fantastique en traductions

Vous recherchez un traducteur littéraire, spécialiste de la littérature japonaise et des littératures de l'imaginaire, pour traduire, en vue d'édition ou à titre privé, une œuvre, une nouvelle, un article ? Je peux vous fournir un travail de qualité, soigné et rapide. Mes conditions sont à discuter : l'art et la diffusion de la littérature japonaise sont mes priorités. Vous pouvez utiliser le formulaire de contact pour me joindre.


Sur Twitter : @Darthremora

Licence

Le articles de ce blog sont mis à disposition selon la licence Creative Commons.

Licence Creative Commons

22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 15:00

affiche livre paris 2012Voilà donc, le Salon du livre pour cette année, c'est fini. On a bien pu se plonger dans la culture et prendre un bon bain de littérature japonaise (et de ses auteurs). Mais... Il y a quelque chose qui me reste en travers de la gorge. Ce n'est pas que c'est une surprise, ni que c'est particulièrement nouveau, mais quand même, dans ce genre de salons, il n'y a pas que la culture et la découverte, mais c'est aussi une occasion pour de belles arnaques et l'affirmation du règne du capitalisme tout-puissant (et même pas un peu affecté par une soi-disant crise).

Je m'intéresserai aujourd'hui à ce qui se passe autour et hors du Salon. Et ce sera déjà pas mal.

 

1) Un prix exhorbitant et peu (pas ?) de cadeaux

Le Salon du livre, c'est plus qu'un événement : c'est une institution. Et cette institution n'est pas financée par ceux qui en profitent (vraiment, je veux dire, ceux qui se font des gros sous), mais par les "visiteurs" ordinaires, qui paient tout de même 9€50, soit plus cher qu'un livre de poche moyen (pour le prix, autant aller en librairie).

Et encore, ce ne serait peut-être pas aussi monstrueux s'il y avait toutes sortes de réductions, mais là aussi... On est dans un monde de rapaces (de calculs, devrais-je dire). La fameuse entrée gratuite pour étudiants, ce n'est valable qu'un seul et unique jour... Et il faut avoir moins de 26 ans. Et oui, en France, les étudiants ça s'arrête à 26 ans. Sans doute une manoeuvre bien organisée pour faire culpabiliser ceux qui s'engagent dans la voie des études longues et refusent d'avoir une Rolex à 50 ans. L'entrée gratuite pour les seniors... N'est valable que le lundi après-midi ; sur 4 jours de Salon c'est un peu léger, quand même. Et les prélocations ne sont pas non plus des plus intéressantes : 20% de réduc, franchement, on a fait mieux. Et puis avoir une invite... C'est pas donné à tout le monde. J'ai eu de la chance : quand on ne connait personne dans le milieu, on passe à la caisse. Et on se la ferme.

Est-ce une arnaque, ou juste un moyen de financement socialement déplacé (quand on voit la masse économique des maisons participantes...) ? Je pense surtout que tout est bon pour se faire un max de bénéfice, et surtout la culture. Ces dernier temps nous l'ont montré : ce qui est important avec la culture, après tout, c'est qu'elle soit payante, pas qu'elle se propage. Et c'est bien triste.

 

2) Les mouches à merde

...Et que se passe-t-il quand les bouses ont une bonne odeur de monnaie bien capiteuse ? Les mouches arrivent. Et oui, le Salon, pour la plupart des gens, c'est cher. Surtout quand on compte y aller plusieurs jours.

Et c'est là qu'interviennent les mouches à merde (je pense que cet image leur vas très bien). Des petits malins désoeuvrés ou simplement à la moralité déficiente (parfois, cela semble être une tradition en France, le manque de principes, d'ailleurs) qui profitent du Salon pour se mettre en place leur petit trafic de billets, invitations et autres (souvent pas valables, d'ailleurs), postés devant l'enceinte du Parc.

Ils récoltent invitations ou billets électroniques le premier jour, et tentent de les revendre les jours suivants. Parfois obtenus gratuitement, ils peuvent les revendre jusqu'à 8€, ce qui est toujours moins cher que l'entrée de base (mais ce qui est évidemment un mauvais investissement quand on a une tête). Mais pour les gens qui n'ont pas beaucoup de moyens, mieux vaut tenter une économie de payer plein pot. Et oui, presque 10€, pour certains, c'est deux jours de nourriture.

Je me suis un peu pris de bec avec ces insectes, mais il n'y a pas grand chose à faire : ici l'impunité est de règle, et le panneau qui indique la vente de faux billets est tout petit et pointe dans la mauvaise direction. Je me suis plaint (que c'était trop facile) et on m'a répondu : "Ça fait 20 ans que c'est comme ça. Et oui c'est facile, la police ne se déplace pas, parce qu'il ne s'agit pas de drogue. Voilà, vous savez tout". Donc en gros, c'est normal. Ici, devant le Parc aux Expositions, l'arnaque est une tradition. Et apparemment, on y tient.

Comme quoi, investir un peu de l'entrée à 10€ pour engager trois gorilles chargés de leur foutre un peu les boules, ça ne fait pas partie du programme. Et pourtant, ailleurs, ça se fait...

Mais bon, cela dit, après réflexion, je me dis : les mouches à merde ne sont pas à blâmer. Elles sont le produit logique et normal d'une société capitaliste qui profite de la moindre occasion pour pomper le pognon de tout un chacun. Le jour où l'entrée sera libre et l'accès à la culture gratuit et universel, les arnaqueurs n'auront plus qu'à aller chercher du boulot. Ils n'auront qu'à faire banquier, ils ont déjà fait la bonne école de la rue.

 

--- --- ---

Demain, la suite. Parce que, une fois entré dans le Salon, ce n'est pas fini, les arnaques !

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires