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  • : Le Japon fantastique n'est que peu traduit, il est temps de lancer dans la course les traducteurs littéraires qui veulent relever le défi du fantastique, de la SF et de la fantasy du Soleil Levant (et il y en a !)
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Le Japon fantastique en traductions

Vous recherchez un traducteur littéraire, spécialiste de la littérature japonaise et des littératures de l'imaginaire, pour traduire, en vue d'édition ou à titre privé, une œuvre, une nouvelle, un article ? Je peux vous fournir un travail de qualité, soigné et rapide. Mes conditions sont à discuter : l'art et la diffusion de la littérature japonaise sont mes priorités. Vous pouvez utiliser le formulaire de contact pour me joindre.


Sur Twitter : @Darthremora

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 15:00

affiche livre paris 2012Voilà donc. Hier, je vous parlais de ma première journée au Salon du livre. Il est temps maintenant d'aborder la seconde, tout aussi riche, voire plus, même si elle a grandement contribuer à ma pauvreté (enfin tout est relatif, mais moi, j'ai un tout petit porte-monnaie).

 

Jour 2 : samedi 17 mars

Comme on peut s'y attendre, un samedi de Salon du livre, il y a du monde. Et pas seulement au balcon. Bref, cette fois, flâner dans le pavillon japonais à la recherche de quelque livre à se mettre sous la dent (ou à faire signer) n'est plus une mince affaire. Il faut se frayer un chemin et après quelques heures, ce n'est plus forcément très enchanteur. D'autant plus que, malgré une réduction intéressante, aujourd'hui, l'entrée était payante.

Pour moi, l'objectif du jour était simple : recevoir une dédicace du prix Nobel et auteur de science-fiction (oui oui, je sais que vous ne le saviez pas, mais c'est pourtant vrai) Ôe Kenzaburô. Mais pour cela, une longue préparation est nécessaire : le Maître ne dédicacera pas avant la fin d'après-midi et il va falloir patienter un peu, et se procurer aussi un ouvrage.

Donc, tout d'abord, et sans le moindre rapport, je suis allé me faire dédicacer la Nouvelle Histoire du Japon de Pierre-François Souyri, mon professeur de l'Université de Genève qui se trouvait là par hasard. Enfin, moi je l'ai découvert par hasard, mais je suppose que c'était prévu. Bref, une occasion de me procurer son magnifique ouvrage. Une petite signature ne fait jamais de mal, et c'est toujours plus intéressant que les différentes attestations que j'ai déjà (avec sa signature, je veux dire).

L'après-midi continuant, les rencontres fortuites et prévues avec toutes sortes de connaissances s'accumulent, mais je finis par trouver le temps de me procurer Dites-nous comment survivre à notre folie, histoire d'avoir quelques chose à présenter au Maître, et surtout parce qu'il contient une de ses très rares nouvelles de SF à avoir été traduit en français. Bien sûr, ma moitié et moi-même en profiteront pour acheter encore bien des ouvrages qui moisiront sur notre bibliothèque, mais bon, sur le moment ça paraissait une bonne idée.

Le moment arrivé, nous voilà dans la file qui conduit au Maître... Et cette fois, c'est une longue, lente heure d'attente. C'est presque découragé et convaincu qu'on ne l'aura jamais qu'enfin, me voilà devant ce vieux et aimable monsieur...

Salon-du-livre 1333

Et voilà, enfin, le Maître en personne !

Salon-du-livre 1335

Et sa précieuse signature !

 

Objectif atteint : on peut rentrer. Il y aurait encore bien des choses à faire, mais c'était déjà deux jours fort bien remplis. Et le coeur léger de savoir qu'il y a encore un peu de culture littéraire sous nos latitudes, le porte-monnaie, lui aussi, est léger.

Mais... Quand même, il y a quelque chose qui m'ennuie.

Je vais encore avoir des choses à dire...

 

Références des ouvrages cités

ÔE Kenzaburô, Dites-nous comment survivre à notre folie, Folio, 1982 (traduction française de Marc Mécréant) (recueil de nouvelles issues de divers ouvrages en langue originale)

SOUYRI Pierre-François, Nouvelle histoire du Japon, Perrin, 2011

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 21:39

affiche_livre_paris_2012.jpgDu 16 au 19 mars 2012, c'était donc le Salon du livre de Paris. Une invitation et un ticket à prix réduit pour deux m'ont permis de m'y rendre deux jours de suite. Et pas pour rien : cette année, l'invité d'honneur, c'était le Japon - enfin, techniquement, la littérature japonaise. Je me propose donc denpartager avec vous les points forts de ces deux journées riches en rencontres et en dépenses (évidemment).

 

Jour 1 : vendredi 16 mars

Grâce à mes contacts à l'INALCO, j'ai pu bénéficier d'une invitation pour entrer dans ce salon et me dispenser de l'exhubérante taxe d'entrée de 9€50 et je me suis permis, en prime, de grapiller un exemplaire gratuit du quotidien de droite le Figaro, du Figaro Magazine ainsi que du quotidien catholique la Croix. Comme quoi, cette année, ce n'était pas l'édition spéciale journaux de gauche...

Côté gratin, j'ai pu apercevoir toute une palette de personnes, certaines dont je ne connais pas vraiment le nom, mais qui m'évoquaient vaguement quelque chose dans un coin de ma mémoire et, surtout, j'ai eu la chance incroyable de pouvoir me retrouver sur le chemin du maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë, ce qui n'a absolument pas changé ma vie, mais quand même, ce n'est pas tout les jours qu'on a la preuve que ces gens-là existent.

J'ai assisté à une conférence sympathique visant à comparer les modèles standard de la SF en bande-dessinée, qui accueillait le grand Mézières (si si, l'auteur de Valérian, agent-spatio-temporel) et la dessinatrice de manga HAGIO Moto qui m'était jusqu'à lors inconnue (mais, à ma décharge, des mangas de SF, y en a beaucoup). Un petit moment sympathique mais pas particulièrement instructif. Avec l'inévitable parenthèse Fukushima, évidemment (j'y reviendra bientôt)...

Et puis, à la fin de cette conférence, je me suis permis de voler quelques conseils rapides de pro à Patrick Honnoré (traducteur jap-fr ayant notamment traduit Battle Royale), qui faisait office d'interprète.

Et sinon, le point d'orgue de la journée, bien entendu, ce sont les dédicaces. Je ne suis pas un chasseur de signatures, comme certains qui essaient d'en avoir des dizaines à chaque journée passée au Salon, mais en grapiller une ou deux ne fait jamais de mal. Aujourd'hui, je me suis fait signer un exemplaire que j'avais emporté de ma propre bibliothèque de l'auteur TSUJI Hitonari, la Lumière du détroit, qui bénéficie maintenant d'un élégant pâté au pinceau.

Salon-du-livre-1295.JPG

L'écrivain-pop-rocker TSUJI Hitonari en pleine séance de dédicace...

Salon-du-livre-1349.JPG

...Et son pâté


En gros, une bonne journée, et, qui plus est, sans la moindre dépense (ce qui présage le pire, rassurez-vous) au Salon du Livre.

A demain, donc !

 

Références des ouvrages cités

TAKAMI Kôshun, Battle Royale, Calmann-Lévy, 2006, traduction française de Patrick Honnoré et Tetsuya Yano(『バトル・ロワイヤル』、1999年)

TSUJI Hitonari, la Lumière du Détroit, Folio, Paris, 2001, traduction française de Corinne Atlan (『海峡の光』、1997年)

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 16:40

Dans "les Cadavres", de Ishii Kôta, qui fait, je le rappelle, l'objet d'une traduction par les soins d'un collectif de traducteurs franco-japonais, le véritable héros, c'est la vague cataclysmique qui a tout emporté sur son passage ce 11 mars 2011.

Lors de ma lecture - et je pense que la question se posera pour tous ceux qui le liront un jour (ou simplement ceux qui essaient de s'imaginer comment une telle vague est possible) - j'ai maintes fois essayé de me représenter l'événement... En vain. Les images qui me venaient sortaient toutes de films catastrophes, faisaient 20km de haut ou avançaient à la vitesse du son... Alors j'ai cherché. Et j'ai trouvé.

Cette vidéo a été filmée sur les lieux de l'action de l'ouvrage, Kamaishi, dans le département d'Iwate. C'est là que les sauveteurs, les pompiers et volontaires que vous pourrez découvrir dans l'ouvrage ont travaillé.

Cette vidéo est longue. Et comme vous allez le voir, au début, les gens rient. Cela ne dure pas longtemps. Peut-être dois-je prévenir les âmes sensibles, mais malgré la violence de l'événement, vous n'aurez pas le temps d'assister à des images horribles dans cette vidéo... Et c'est déjà ça : les cadavres, ce sera pour plus tard.

 

 

Voilà. Ces choses-là arrivent, il faut s'y faire. La ville de Kamaishi ne s'est pas encore complètement remise.

(...A suivre...)

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 13:38

-----03----02-thumb-320x466-7228.jpgVoilà un an que s'est abattue sur le Japon ce qui est sans doute la plus terrible catastrophe de toute son histoire, et si l'heure est encore au bilan, à la reconstruction et aux projets d'avenir, il ne faut pas non plus oublier ce qui s'est produit, les nombreux problèmes que cela a posé et la véritable apocalypse humaine que cela a représenté.

Bref, la catastrophe du 11 mars 2011, ce ne sont pas seulement des survivants, mais aussi des cadavres. Des dizaines de milliers de cadavres, emportés avec leurs maisons, leurs voitures et la terre elle-même alors que s'abattait une vague de près de dix mètres de haut, aussi puissante que le souffle d'une explosion atomique.

Nous sommes dans les décombres de la ville de Kamaishi (釜石市)(1), dans le département d'Iwate. Et lorsque la catastrophe est passée, et qu'on peut se regarder dans le blanc des yeux, les gravats nous dévoilent ces corps de ceux qui n'ont pas réussi à monter assez haut ou de courir assez loin, des dizaines, puis des centaines de corps emportés par la vague. Des enfants, des vieillards, des femmes enceintes... Face à un mur mouvant d'eau, de tôle et de bris de verre, ils n'avaient pas la moindre chance.

C'est dans ce décor d'apocalypse que l'auteur ISHII Kôta arrive sur les lieux pour s'intéresser à ce sujet aussi macabre que tabou : la gestion des cadavres après une telle catastrophe.

Dans ce Japon où tout est privatisé et où les formalités funéraires peuvent coûtent pas loin de 30'000 euros en moyenne (ce sont les plus chères au monde), dans cette ville qui ne voyait guère qu'une poignée de décès chaque semaine, il faut agir vite : trouver, prendre en charge et se débarasser de ces dépouilles qu'il faut identifier, empêcher de pourrir et entreposer.

Ces observations macabres ont été rassemblées dans le livre "Les Cadavres" (遺体 震災・津波の果てに), publié chez Shinchôsha. On y suit les personnages (dentistes, médecins, pompiers, assistants sociaux, bonzes...) qui ont participé à ce processus terrible et à cette odyssée humaine à travers un ouvrage aussi saissisant que morbide.

...Et cette terrible aventure humaine mérite d'être partagée. C'est pourquoi un tout nouveau collectif de traducteurs l'a pris en main et le publiera... un jour (je préfère ne pas vous en dire trop).

Un travail aussi massif qu'un tsunami que vous pourrez avoir dans vos bibliothèques, pleurer, et, éventuellement, remarquer que mon nom figure parmi les traducteurs.

Vous en apprendrez davantage bientôt. En attendant, ayons une pensée pour toutes les victimes passées et à venir de cette catastrophe et n'oublions pas que la mort aura toujours le dernier mot... pour le meilleur ou pour le pire.

(...A suivre...)

___ ___ ___

  (1) Notablement jumelée avec la ville de Digne-les-Bains (04)

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 20:16

fude--2-.jpgNouvelle vie, nouvelle carrière, nouveau blog.

Plumes Bleues, ce n'est pas seulement un blog pour parler de la littérature (surtout japonaise, mais pas que), mais c'est aussi une plateforme pour contacter son auteur qui vous propose, en toute simplicité, concision et efficacité, d'effectuer toutes sortes de traductions (du japonais et de l'anglais vers le français), de relectures et même, si l'envie vous en prenait, d'écrire vos textes, biographies ou lettres. Comme je le mentionne ICI. En passant, vous pourrez en apprendre davantage sur l'auteur de ces lignes ICI.

Certains se demanderont pourquoi un tel nom pour ce blog... Ce à quoi je ne répondrai pas, après tout, qui sait pourquoi un tel s'appelle Gérard ou Takeshi. Par contre peut-être certains saisiront-ils le jeu de traduction qui permet de passer du japonais "aoki fude" à "plumes bleues"... Et oui, la traduction, c'est tout un art. 

En attendant d'embarquer avec moi vers le firmament des lettres et des kanji, bienvenue à tous, et au plaisir de vous revoir au gré de ces lignes ou de mes fantaisies.

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