Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le Japon fantastique en traductions
  • Le Japon fantastique en traductions
  • : Le Japon fantastique n'est que peu traduit, il est temps de lancer dans la course les traducteurs littéraires qui veulent relever le défi du fantastique, de la SF et de la fantasy du Soleil Levant (et il y en a !)
  • Contact

Le Japon fantastique en traductions

Vous recherchez un traducteur littéraire, spécialiste de la littérature japonaise et des littératures de l'imaginaire, pour traduire, en vue d'édition ou à titre privé, une œuvre, une nouvelle, un article ? Je peux vous fournir un travail de qualité, soigné et rapide. Mes conditions sont à discuter : l'art et la diffusion de la littérature japonaise sont mes priorités. Vous pouvez utiliser le formulaire de contact pour me joindre.


Sur Twitter : @Darthremora

Licence

Le articles de ce blog sont mis à disposition selon la licence Creative Commons.

Licence Creative Commons

12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 13:38

-----03----02-thumb-320x466-7228.jpgVoilà un an que s'est abattue sur le Japon ce qui est sans doute la plus terrible catastrophe de toute son histoire, et si l'heure est encore au bilan, à la reconstruction et aux projets d'avenir, il ne faut pas non plus oublier ce qui s'est produit, les nombreux problèmes que cela a posé et la véritable apocalypse humaine que cela a représenté.

Bref, la catastrophe du 11 mars 2011, ce ne sont pas seulement des survivants, mais aussi des cadavres. Des dizaines de milliers de cadavres, emportés avec leurs maisons, leurs voitures et la terre elle-même alors que s'abattait une vague de près de dix mètres de haut, aussi puissante que le souffle d'une explosion atomique.

Nous sommes dans les décombres de la ville de Kamaishi (釜石市)(1), dans le département d'Iwate. Et lorsque la catastrophe est passée, et qu'on peut se regarder dans le blanc des yeux, les gravats nous dévoilent ces corps de ceux qui n'ont pas réussi à monter assez haut ou de courir assez loin, des dizaines, puis des centaines de corps emportés par la vague. Des enfants, des vieillards, des femmes enceintes... Face à un mur mouvant d'eau, de tôle et de bris de verre, ils n'avaient pas la moindre chance.

C'est dans ce décor d'apocalypse que l'auteur ISHII Kôta arrive sur les lieux pour s'intéresser à ce sujet aussi macabre que tabou : la gestion des cadavres après une telle catastrophe.

Dans ce Japon où tout est privatisé et où les formalités funéraires peuvent coûtent pas loin de 30'000 euros en moyenne (ce sont les plus chères au monde), dans cette ville qui ne voyait guère qu'une poignée de décès chaque semaine, il faut agir vite : trouver, prendre en charge et se débarasser de ces dépouilles qu'il faut identifier, empêcher de pourrir et entreposer.

Ces observations macabres ont été rassemblées dans le livre "Les Cadavres" (遺体 震災・津波の果てに), publié chez Shinchôsha. On y suit les personnages (dentistes, médecins, pompiers, assistants sociaux, bonzes...) qui ont participé à ce processus terrible et à cette odyssée humaine à travers un ouvrage aussi saissisant que morbide.

...Et cette terrible aventure humaine mérite d'être partagée. C'est pourquoi un tout nouveau collectif de traducteurs l'a pris en main et le publiera... un jour (je préfère ne pas vous en dire trop).

Un travail aussi massif qu'un tsunami que vous pourrez avoir dans vos bibliothèques, pleurer, et, éventuellement, remarquer que mon nom figure parmi les traducteurs.

Vous en apprendrez davantage bientôt. En attendant, ayons une pensée pour toutes les victimes passées et à venir de cette catastrophe et n'oublions pas que la mort aura toujours le dernier mot... pour le meilleur ou pour le pire.

(...A suivre...)

___ ___ ___

  (1) Notablement jumelée avec la ville de Digne-les-Bains (04)

Partager cet article

Repost 0

commentaires